RAPPORT ANNUEL 2014 BLOKKER HOLDING
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ENTRETIEN AVEC JURIAN DUIJZER

Il faut avoir la volonté de continuer à changer 

Jurian Duijzer dirige la filiale Intertoys au cœur de Dordrecht en tant que franchisé. Son équipe comporte 17 personnes, parmi lesquelles sa sœur Angelique. Jurian (40 ans) vit avec sa femme et leurs deux filles à Papendrecht et il passe ses loisirs à entraîner les gardiens de but et à présider la section jeunes du club de football de VV Drechtstreek. L’entrepreneur a suivi des études supérieures de gestion, a travaillé comme manager dans de grosses entreprises et a été entre autres directeur commercial d’une maison d’édition. Il vient d’être nommé président de l’Association des franchises Intertoys. 

DU SANG, DE LA SUEUR ET DES LARMES
Intertoys fait partie depuis 39 ans de la vie de Jurian Duijzer. La vieille calculatrice avec rouleau de papier sur son bureau trahit l’histoire de sa famille. Il y a cinq ans, Jurian a repris l’affaire de son père qui a transformé en 34 ans la filiale de Dordrecht, à partir de zéro, avec du sang, de la sueur et des larmes en une entreprise florissante. L’expertise accumulée par Jurian auparavant dans sa carrière en entreprise s’avère aujourd’hui extrêmement précieuse pour son travail en tant qu’entrepreneur indépendant. 

Jurian : « J’ai vraiment dû apprendre à rendre les gens plus importants que moi. J’étouffais d’ambition, mais je le sais aujourd’hui : je ne suis rien sans mon équipe. Je crois en mes propres collaborateurs. Ils sont les ambassadeurs de votre entreprise. Cela signifie qu’il faut y mettre de l’énergie et avoir la volonté de continuer à changer. » 
 
ENTREPRENDRE SOUS UNE SOLIDE ÉGIDE
Le fait que le changement soit crucial s’est révélé manifeste pendant la crise. « La crise n’a pas été que négative, elle vous rend aussi vigilant. Si tout va bien, vous vous assoupissez. En temps de crise, vous êtes très critique sur les processus, c’est alors que vous partez en quête d’opportunités. » Pouvoir se retourner sur le holding est primordial selon Jurian. « Aux Pays-Bas, il y a trois leaders de secteurs sur lesquels les franchisés peuvent se retourner. Ils vous aident à bien exploiter l’enseigne. Leur rôle est crucial. Ils vous soutiennent par exemple pour négocier le bail de votre magasin et réfléchissent avec vous quand les chiffres s’avèrent décevants. Ils sont toujours là quand vous ne savez plus que faire. Et cela arrive ! J’y ai souvent recours, je peux toujours appeler le holding. »

EXCELLER DANS L’ENSEIGNE
Qu’il faille s’en tenir à l’enseigne en tant qu’entrepreneur indépendant, Jurian ne trouve pas que ce soit une limite mais justement une source d’opportunités. « En tant qu’entrepreneur, vous devez avoir un intérêt pour Blokker Holding. Il y a là tant de connaissances et d’ambition, c’est absolument formidable. Prenez Nextail par exemple. C’est un développement important au sein de la branche. Il faut vraiment en être reconnaissant. En tant que président de l’Association des franchises, j’explique par conséquent volontiers aux entrepreneurs à quel point l’omnicanal est important pour nous. Il faut bien entendu suivre l’enseigne. On ne devient pas franchisé pour rien et ils ont l’expertise. Mais ma propre contribution est indéniable. En fait c’est comme cela qu’il faut voir les choses : le cadre est Intertoys, et si vous faites de votre mieux tout s’inscrit dans ce cadre. Ils font les achats, le marketing et s’occupent de l’identité globale. C’est pourquoi je peux me concentrer complètement sur le client. C’est justement comme cela que j’ai, au sein de ces cadres, tout l’espace pour y exceller en tant qu’entrepreneur. Ainsi je peux, par exemple, commander moi-même des produits pour une petite partie, ce qui est très important compte tenu de l’évolution des besoins locaux. Je peux même gérer mes médias sociaux comme je l’entends. Il va de soi que nous recevons des directives mais je suis et reste responsable de mon chiffre d’affaires et de ma gestion du personnel. Ce qui compte est la solide organisation derrière moi et elle est là. »